Technique

Infiltration

L’établissement de l’équation de la variation de la quantité de mouvement fait intervenir l’ensemble des forces extérieures au système composé de X particules.

La force de capillarité, force extérieure par rapport à la particule eau, devient une force intérieure par étude du complexe eau-sol.

Le bilan des forces de viscosité peut être négligé sauf dans le cas d’une température proche de zéro. L’infiltration devient très difficile dans un sol gelé.

Le bilan des forces de pression peut être négligé de par la présence de particules d’air.

On peut alors écrire l’équation de la quantité de mouvement appliquée à une particule de masse M = ρ dV de vitesse ua définie dans un repère absolu.

ρ dV * δ ua / δ t = Fc + Fg + Fv + Fp [1]

Fc est une inconnue

Fv est aléatoire et dépend de la température

Fp peut être négligée

Fg = ρ dV * g

Il est impossible de trouver une solution à l’équation [1] si on prend en considération une modification probable des caractéristiques du sol lors de la phase chantier.

L’approche « d’une solution » ne peut être envisagée que par étude des risques liés à un épisode probable. La notion de période de retour (telle définie pour les intensités) devient obsolète et doit être remplacée par la période de retour orientée volume précipité sur des pas de temps de plusieurs jours, ou mois, étant donné la prise en compte des « pluies antérieures ». On en déduit qu’il existe une solution pour un cas très particulier : pluie sèche en été.

Il devient alors évident que l’utilisation d’une telle approche en guise de solution « Gestion Eau » au niveau parcelle peut être délicate et source de problèmes en cas de pluie. La notion de problèmes concerne le cas de pluies d’orages ou de pluies successives.

Les coefficients de perméabilité définissent un état particulier de sol saturé, hors présence d’air. Cet état diffère de celui de l’infiltration où la particule Air est remplacée par la particule Eau.

Activité SPS

La société assure aussi quelques missions de coordination santé sécurité ; son action est dirigée vers des missions d’assistances à maître d’ouvrage dans le cadre des obligations légales définies par la loi 93 – 1418.

Les questions régulièrement posées par la maîtrise d’ouvrage sont :

   a) Quelle est la différence entre le décret 94 - 1159 et 92 – 158 ?
   b) Quels sont les champs d’application de ces deux décrets ?
   c) Quelle est la différence entre PGC et plan de prévention ?


Et pour des travaux en site urbain ?

Ce dernier cas n’entre pas dans les champs d’application de décrets ci-dessus cités.
Et pourtant le nombre de missions SPS définies en « application du décret 94 – 1159 » est légion.

On peut aussi noter que :

   a) La loi est de portée générale
   b) La loi fait partie du Titre III du Code du Travail dont le champ d’application est restrictif.
   c) Le décret 94 – 1159 ne possède pas de champ d’application,
   d) Le champ d’application du décret 92 – 158 est complémentaire à celui du décret 94 – 1159 « ou autres »
   e) Nous sommes dans la théorie des ensembles

Vous avez un doute, vous avez une question, contactez-nous

 

Gestion du transport

Le transport des eaux pluviales peut être assuré par un double système :

  • Un ouvrage capable de véhiculer 95 % des épisodes
  • Un système « naturel » gérant les 5 % complémentaires, ou plus pour prendre en compte des pluies exceptionnelles.

La conséquence immédiate est de prévoir un ouvrage « à ciel ouvert » permettant le débordement : l’aqueduc remplace la canalisation.

Les avantages d’un tel ouvrage sont :

  • Gain économique par suppression des fouilles, blindages, substitution de terre
  • Maintenance aisée

Un tel système ne peut se concevoir de façon isolée, c’est une composante fondamentale du programme d’urbanisme.

 

Gestion du stockage

Il semble possible d’établir une définition de la gestion de l’eau avec les éléments ci-dessus, et ce pour une parcelle de 1 ha

Surface parcelle                              1 ha

Surface bâtie                    50 %      0.5 ha

Surface voirie                   20 %      0.2 ha

Surface espaces verts                   30 %      0.3 ha

Hauteur d’eau pluie brute                          40 mm  Pluie décennale

Volume d’apport                                            400 m3

Hauteur d’eau sur espaces verts                                            120 mm

Vitesse d’infiltration                                                     20 mm/h

Temps d’assèchement                                                6 h

Le stockage des eaux pluviales peut être envisagé sur les espaces verts « en creux »

Cette fonction est mise en œuvre pour environ 5 % des épisodes pluvieux.

 

Perméabilité de la terre végétale

Des essais de perméabilité ont été effectués sur des échantillons de terre végétale comportant ou non un amendement en sable.

Ces échantillons ont en outre subi un « compactage » par rapport à leur état « foisonné »

Les résultats sont fournis sous forme tableau.

Matériel utilisé : cylindre de diamètre égal à 0.30 m

Numéro échantillon                      1             2             3             4             5

Apport de sable en %                                                                  20 %      30 %

Teneur en eau initiale                   19.90 %                18.10 %                19.60 %                14.20 %                14.20 %

Compactage                                     20 %      0 %         10 %      15 %      15 %

Hauteur initiale en cm                  20           20           20           20           20

Hauteur après compactage                        16           20           18           17           17

Volume eau ajouté en l                               6.8823   8.0414   6.587     6.2918   6.587

Hauteur d’eau en cm                    9.74       11.38     9.32       8.91       9.32

Volume récupéré                           0             3.6682   4.6996   3.094     4.6996  

Hauteur d’eau récupérée en cm                                             5.24       6.65       4.26       6.65

Temps essai en h                                            2             16.5       2             2

Vitesse moyenne d’infiltration en mm/h                            26           4             21           33

Hauteur d’eau sur échantillon en cm                                    0             0             0

Eau retenue en l                                             4.3432   1.8874   3.2824   1.8874

On note que l’échantillon n° 5 présente un comportement identique au n° 3 mais avec une réduction importante du paramètre temps.